La vie de la nature

Bonjour.
Si vous vous êtes égaré ici , sachez que cet espace n'a pour but que de partager quelques photos de mes émerveillements devant toute la diversité
offerte par dame nature et que l'on peut rencontrer à deux pas de sa porte. Toutes les photos présentées ont été réalisées sur le terrain. N'étant pas un
spécialiste vous voudrez bien me signaler dans le commentaire les erreurs que vous pourriez trouver.
De même un petit mot lors de votre visite est le bienvenu.
Merci à vous pour votre attention.
Henri
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mardi 26 septembre 2017

La bufonie paniculée Bufonia paniculata

La bufonie paniculée (Bufonia paniculata) est une plante rare et très discrète de la famille des caryophyllacées; pourtant certaines stations ( comme à Rosières 43) peuvent compter plusieurs centaines de pieds. Malgré le nombre, la plante avec des fleurs de 2 à 3 mm de diamètre peut passer inaperçue. 
On la rencontre donc dans les zones sèches sur les marnes argilo calcaires. La floraison à lieu de mi juin  à fin septembre.
Cette plante annuelle à racine grêle peut atteindre une cinquantaine de centimètres de hauteur; elle est glabre à part les pédicelles qui sont pubescents et la base des feuilles ciliée. Les 4 pétales sont blanchâtres, les 4 sépales comportent 5 nervures dont 3 sont plus saillantes et se rejoignent au sommet.  Il y a 2 ou 4 étamines; à Rosières, les plantes à 2 étamines côtoient celles à 4 étamines. Le fruit est une capsule à 2 loges contenant chacune une graine ornée de cellules proéminentes aussi larges que hautes.

Le milieu :



 La bufonie paniculée, plante rameuse:





Détails fruit et graines :

Détails :




dimanche 20 août 2017

Libellules

Il est encore temps de faire des images de quelques libellules, avec les nuits plus fraiches elles sont (un petit peu) moins rapides.
Pour les approcher, repérer leur perchoir et attendre qu'elles viennent.
Hier à l'étang des Barthes de Freycenet la Cuche ( Haute Loire) il y avait des photos sympa à faire avec un peu de patience.

Le leste vert (Lestes viridis) : 



Le leste dryade ( Lestes dryas), ici un trio. La femelle est tout en bas de l'image. Elle s'accouple avec le mâle qui la retient derrière la tête avec ses cerques situés à l'extrémité de l'abdomen ; ils forment ainsi ce que l'on nomme un cœur copulatoire.
Quant au mâle situé au dessus et qui retient l'autre mâle, il s'est trompé ... ou pas , qui sait ???

Le calopteryx occitan (Calopteryx xanthostoma) n'a que la moitié supérieure des ailes bleu; à ne pas confondre avec le calopteryx vierge dont les ailes sont totalement bleu :

Le calopteryx vierge (Calopteryx virgo), ici le mâle (ailes bleu) qui surveille la femelle pendant la ponte :

Le sympètre jaune (Sympetrum flaveolum), bien qu'il soit rouge-orangé, il est appelé ainsi à cause des grandes taches jaune d'or qui ornent ses ailes.

jeudi 20 juillet 2017

Le Galibier de Valloire à Villar d'Arène.

Quelques jours de prospection botanique sur le Galibier de Valloire à Villar d'Arène.

Le col : altitude 2642 mètres !



Au dessus des cônes de déjections, vue sur Monetier :



Androsace carnée (Androsace adfinis sous espèce brigantiaca) une primulacée de haute montagne :

 

Androsace carnée (Androsace adfinis sous espèce puberula) une espèce très proche de la précédente, ses feuilles et la tige purulentes permettent de la différencier de A. brigantiaca :
 

Anémone du mont Baldo (Anemone baldensis) une renonculacée à la tige velue, ce qui la différencie de la suivante le caillanthème à feuilles de coriandre:
 

Le caillanthème à feuilles de coriandre (Caillanthemum coriandrifolium) une renonculacée à la pilosité totalement absente : 
 

Le pied de chat des Carpates (Antennaria carpatica) une astéracée aux bractées noires:
 

Une toute petite brassicacée, l'arabette bleue (Arabis caerulea) :



Le bugle pyramidal (Ajuga pyramidalis) lamiacée violet pale :

 

L'anemone à fleurs de narcisses (Anemone narcissiflora) renonculacée :
 


Vue côté Valloire :

Un gardien de plus de 3 mètres de haut :


Une série d' astragales suivie d'oxytropis (famille des fabacées), se rappeler le principal élément discriminant , carène arrondie chez les astragales et carène avec une petite pointe au sommet chez les oxytropis :


L'astragale des Alpes (Astragalus alpinus) :
 
 

L'astragale pois chiche (Astragalus cicer) :
 

L'astragale du Danemark (Astragalus danicus) :

L'astragale à fleurs pendantes (Astragalus penduliflorus) :
 

L'astragale toujours vert (Astragalus sempervirens) un coussin à très grandes épines :
 

L'oxytropis champêtre (Oxytropis campestris) :

L'oxytropis fétide (Oxytropis fetida) se rencontre principalement prés des cônes de déjection :
 

L'oxytropis poilu (Oxytropis pilosa) :
 

Un petit chou avec le chou étalé (Brassica repanda) :
 
et un grand chou, ici le chou de Richer (Coincya richeri) :

La campanule du mont Cenis (Campanula cenisia) elle aussi prés des cônes de déjection :
 

La campanule fluette (Campanula cochleariifolia)

Une rare campanule à fleurs jaune, la campanule en thyrse (Campanula thyrsoides) :  
 

Vue sur le glacier de la meije :





Céraiste à larges feuilles (Cerastium latifolium) caryophyllacée :


L'orchis grenouille (Coeloglossum viride) :


 

Le crépis nain (Crepis pygmaea) astéracée :


Une thyméléacée à fleurs blanches, le daphné des Alpes (Daphne alpina) :

 

La drave faux aizon (Draba aizoides) brassicacée :

et sa cousine à fleurs blanches la drave douteuse (Draba dubia) :

La tête de dragon, une lamiacée à grandes fleurs bleues (Dracocephalum ruschiana) :

Le driade à huit pétales (Drias octopetala) rosacée :
 

L'érigéron à une fleur (Erigeron uniflorus) astéracée :


 La gagée de Lyotard (Gagea fragifera) une petite liliacée :

Gentiane ponctuée (Gentiana punctata) :

Une autre rosacée, la benoite rampante (Geum reptans) qui peut former des touffes imposantes :

Une toute petite astéracée, le gnaphale nain (Gnaphalium supinum) ne dépasse pas 10 cm de haut :

Une caryophyllacée à fleurs minuscules, l'herniaire des Alpes (Herniaria alpina) :
 



Valloire, la chapelle Saint Pierre :



Un papillon du groupe des lycènes, le sablé du sainfoin (Polyommatus damon), inféodé au sainfoin, sa chenille hiverne dans une fourmilière et sera soignée par les fourmis : 


Ici l'azuré de la canneberge (Plebejus optilete) avec son ocelle caractéristique bleue et orange cerclée de noir 

Enfin une zygène vue en nombre, la zygène des sommets (Zygaena exulans). Ses couleurs signalent sa toxicité aux prédateurs (oiseaux, lézards ...) en cas d'attaque, elle émet un liquide à base de cyanure.


La gesse ocre (Lathyrus ochraceus), une fabacée dont les fleurs jaune pâle virent à l'ocre :
 


 Une caryophyllacée en coussin tapissant, la minuartie faux orpin (Minuartia sedoides) :


Un arbuste aimant les lits des torrents et les rivages, de la famille des tamaricacées c'est le miricaire d'Allemagne (Myricaria germanica) :


Deux orchidées, à gauche la nigritelle noire (Nigritella austriaca) et à droite la nigritelle rose (Nigritella corneliana) :

La pédiculaire de Barrelier (Pedicularis ascendens) une orobanchacée :
 
 La pédiculaire du mont Cenis (Pedicularis cenisia) :


Il arrive que les deux pédiculaires précédentes s'hybrident ce qui donne la pédiculaire du dauphiné (Pedicularis x delphinata) ci dessous :


La raiponce hémisphérique (Phyteuma hemisphaericum) campanulacée :
 
La raiponce orbiculaire (Phyteuma orbiculare) et, à droite, la même avec une galle provoquée par un insecte de la famille des cecidomidées Dasineura phyteumatis :

La grassette des Alpes (Pinguicula alpina) :

Une rosacée la potentille de Braun (Potentilla brauneana) caractéristique des combes enneigées :

La primevère farineuse (primula farinosa) nommée ainsi à cause des ses feuilles couvertes de pruine blanche :
 


La primevère à larges feuilles (Primila latifolia), ici en compagnie de la benoite rampante (Geum reptans) :
 


La renoncule des glaciers à droite (Ranunculus glacialis) fleurit ici avec le rose saxifrage à feuilles opposées (Saxifraga oppositifolia) :

La renoncule des glaciers (Ranunculus glacialis) :

Le saule réticulé (Salix reticulata) :
 
 Le saxifrage aizon (Saxifraga aizoides) affectionne les lieux très humides et pousse les pieds dans l'eau :
 
 


 Le saxifrage fausse androsace (Saxifraga androsacea) :

Le saxifrage à deux fleurs (Saxifraga biflora) avec ses tiges florales terminées par au moins deux fleurs :

Et le saxifrage faux bryum (Saxifraga bryoides) préfère les rocailles escarpées :
 


Saxifrage à feuilles opposées (Saxifraga oppositifolia) :
 

Un orpin, le sédum noirâtre (Sedum atratum) :


Une plante bien discrete et difficile à détecter, quelques centimètres au milieu des herbes, la sélaginelle denticulée (Selaginella selaginoides). On voit ici les sacs à spores à l'aisselle des feuilles :


Encore une rosacée, la sibbaldie rampante (Sibbaldia procumbens) et ses fleurs minuscules; les pétales ne dépassent pas les 2 mm. : 

Un coussin de fleurs, le silène acaule (Silene acaulis) :

Une gentianacée la swertie vivace (Swertia perennis) qui pousse dans les zones humides, elle atteint une trentaine de centimètres de haut:
 
 
 

La valériane des débris (Valeriana saliunca) est une caprifoliacée de petite taille (une dizaine de cm) :

Veronique à feuilles de pâquerettes (Veronica bellidifolia) :

Ligneuse à la base, la véronique fruticulosa (Veronica fruticulosa) est d'un beau rose qui ne passe pas inaperçu :

Violette du calcaire (Viola calcarata) :
 
 
 et avec de toutes petites feuilles, la violette du mont Cenis (Viola cenisia) :


L'épeire circée (Araneus circe) se blottit dans les éboulis :


La saltique sanguinolente (Phylaeus chrysops) est une araignée de 10 mm environ qui capture ses proies en sautant dessus.
La femelle est grisâtre maculée :

Le mâle a l'abdomen rouge orangé barré d'un losange noir :